vendredi 8 janvier 2010

COUP DUR A STALINGRAD

1 Damien G
2 Nicolas B (11 janvier)
3 Elodie D (13 janvier)
4 Jonas B (16 janvier)
5 Adrien G (19 janvier)
6 Fabien P (22 janvier)
7 Marie M (25 janvier)
8 Chloé V (28 janvier)
9 Lucille C (1er février)
10 Natacha F (4 février)
11 Odile D (8 février)
12 Céline T (11 février)
13 Pauline V (22 février)
14 Lei T (25 février)
15 Zoé D (1er mars)
FIN 4 mars

samedi 28 novembre 2009

DéFINITION // PARATACTIQUE

A propos de la case

Si l’on commence par le début, on va parler de la case


 Benoît Peeters (auteur et théoricien de la BD)

Lire la Bande dessinée (1998) champs-flammarion


 A - Les cases mémorables

Il cite d’emblée Pierre Sterckx dans les CahiersBD 56 qui parle des cases mémorables, des cases fétiches que l’on peut avoir dans la bande dessinée. Ce qui implique alors que ces images existent dans un au delà du récit, un en dehors du texte. Une case qui ne vaudrait que pour ces qualités plastiques.


Des images avant d’être du récit ( ?)

« à  de rares exceptions près ; correspondant à un temps d’arrêt,  la case mémorable m’apparaît comme un pur ectoplasme, un objet hallucinatoire, produit par le fantasme retrospectif du lecteur davantage que par le dessinateur »

Il préconise d’aller les revoir pour voir si elles correspondent bien à l’idée que l’on s’en fait.

ce peut être une image de tintin dans le lotus bleu lorsqu’il fume l’opium par exemple ou une case de corto maltese dans le désert d’abyssinie des ethiopiques.


Cette idée vaut d’ailleurs pour toute image que l’on a en mémoire. Allons revoir les images qui sont ancrées en nous. De l’image la plus personnelle à la plus collective : qu’en reste-t-il à une vision rétrospective ? Qu’en a-t-on gardé ?


Avons nous des images mémorables ?

Pouvons nous les décrire ?

Les retrouver et les comparer ?


Pour Krazy Kat par exemple, il pourrait s’agir d’un jet de brique par Ignatz.


Est ce que les images mémorables ne sont pas aussi parfois le fruit d’un désir de running gag comme le banquet d’Astérix, le jet de brique…


des images récurrentes installées par l’auteur ?


B- Définir la case

Une comparaison est souvent faite entre la BD et le cinéma. C’est la technique de découpage qui semble proche.


 Ce qui nous intéresse, ce sont les différences qui peuvent nous permettre de cerner ce que n’est pas cette case.


B1- Le Cache du cinéma

Il ne s’agit pas d’un cache comme au cinéma. Au cinéma l’image est le résultat d’un cache, une sélection dans le réel. Il y a toujours du hors champ dans une image cinématographique. C’est du à sa nature : un prélèvement.


La cadre de cinéma a aussi un format imposé.Imposé par la technique, non par la taille du négatif puisqu’on le projette ensuite à un format agrandi.

Un format imposé par le rapport au cadre de prise de vue (1,25, 1,33, 1,66) de plus en plus rectangulaire jusqu’au cinémascope.


Un format lié à la machine qui fait les images. Il en existe plusieurs plus ou moins allongé. Le très grand panoramique permettait des films immenses (montrant par exemple des paysages) Les westerns étaient tournés en panoramique, les films dans lesquels on se plongeait.


Comme si on oubliait ce cache dans le réel, on avait l’impression de tout voir.

Sergio Leone a fait des panoramiques un usage spécial puisqu’il a transformé des visages en paysage.

 Le cadre en cinéma reste fixe en tout les cas au cours de la même projection.


A part des exemples comme Abel Gance et son écran variable ou « accordéon visuel » qui s’ouvrait ou fermait au cours de la projection.

Des écrans multiples le triple écran ou La Polyvision.

Ou des expériences de caches dans le film. Mais cela reste du masque.

Voir du côté des génériques (Mannix, Amicalement votre)


Format

Le format est fixe au cinéma

Dans la BD la case n’est pas fixe elle peut avoir toutes les tailles possibles.

Le tout dans un format qui est celui de la page

Qui fixe les formats pour la bande dessinée ?

Prenons le format standard franco-belge (format de Tintin, format classique franco-belge)

Format 30/22,5 environ couverture cartonnée (format souple cadeau des postes d’essence)

Format Comics américain (souple)

Petits formats Fumetti (bd populaire) souple

Formats petits mangas

Grand formats (luxe) Dargaud 70/80

Format 16/22 Dargaud souple (diffusion plus bas de gamme) ré-édition une idée du livre de poche- stratégie de remontage des pages.

Peanuts Charles Schultz avec son double format suivant l’endroit où c’était publié

Prépublication de Tintin en strip dans le journal Tintin et donc remontage des pages pour les livres


 

Changement de format de l’association

Changement de format des grosses maisons d’édition


 Le format c’est la taille mais c’est aussi le nombre de pages

48 pages = format standard

Casterman Asuivre collection de livre comme des romans (Ici Même tardi-Forest)

Livres épais sans nombre de page pré-fixé

L’idée est d’entrer dans le champs de la littérature.

A la fois par le type de récits promus mais aussi par le type de livre que cela induit.


Tout cela rejoint la question des standards.

De leur importance dans sinon la création en tout cas dans la perception préalable du texte de l’œuvre, du récit.

Avant de lire de la BD, je sais que c’est de la bd et je sais aussi la classer, la hiérarchiser.

Il y a dans le standard (le format, la rigidité, l’épaisseur…) toutes ces informations


Puis l’éditeur, l’auteur, le première page…


B-2 Cadre en peinture

Il ne s’agit pas d’un cadre comme en peinture.

Le cadre de la peinture, c’est ce qui isole, ce qui sépare du mur, d’une autre peinture. Ce qui lui permet d’être vu comme une totalité.

Centrifuge/centripète

C’est ce que dit Bazin (p22)


Donc dit Peeters la case de BD ne relève ni de l’un, ni de l’autre.

Mais d’un autre espace qu’il nomme le « péri-champ »

Constitué par les autres cases de la page et ^m de la double page.

On ne peut appréhender une case comme une image solitaire.


Cite Jean-Claude Forest p23


La case au déchiffrage plus complexe.


L’idée est que la case est prise dans un récit aussi avec un avant et un après

Toute vignette est à suivre…

Il en déduit que la case est forcément incomplète

Pierre Fresnault-Deruelle ldéfinit la vignette comme une image  « en déséquilibre »


Rhétorique

L’art de l’éloquence (savoir parler, mener un discours). La rhétorique a d’abord concerné la parole : la communication orale.

Il s’agit donc d’une façon de poser le langage, de l’organiser. « Utiliser le discours pour plaire comme pour convaincre, pour plaider comme pour délibérer, pour raisonner comme pour séduire » dit Michel Meyer (un philosophe belge) en introduction de la Rhétorique d’Aristote.

Aristote enseignait la rhétorique à ses étudiants (300avjc). Il expliquait que la maîtrise technique du discours pouvait aussi être le moyen de favoriser la justice, de défendre la morale et d’aider au développement du savoir.


Rappelons 3 grands livres de rhétorique d’Aristote La Poétique, la Rhétorique, les Topiques


Dans la rhétorique il distingue 3 genres rhétoriques : le judiciaire (accuser-défendre), le délibératif (conseiller-déconseiller) et l’épidictique (louer-blâmer)…


La poétique traite des différents aspects du genre poétique : la tragédie ou l’épopée et développe la question de l’imitation.

Les topiques traitent de la dialectique(art du dialogue).


 la rhétorique  traditionnelle compte 5 parties.


l’inventio (invention ; art de trouver des arguments et des procédés pour convaincre),


la dispositio (disposition ; art d’exposer des arguments de manière ordonnée et efficace),

 

l’elocutio (élocution ; art de trouver des mots qui mettent en valeur les arguments –› style),


l’actio (= diction, gestes de l’orateur, etc.)


 et la memoria (= procédés pour mémoriser le discours)

La rhétorique a ensuite concerné la communication écrite. Et un ensemble de règles destinées au discours.


On parle de rhétorique lorsqu’il s’agit de discours, que ce soit à l’oral, à l’écrit

Mais aussi en image. On parle de rhétorique cinématographique ou télévisuelle par exemple. On peut aussi trouver de la rhétorique dans les images. En tant que texte décodable et dans leur organisation donc.

Par exemple la plongée ou la contre plongée peuvent être utilisée rhétoriquement.

Il ya de la rhétorique dans le montage. Une figure de style comme la répétition par exemple.


 Les figures de style

On a souvent réduit la rhétorique aux figures de styles

L’ornement du discours.

On trouve les figures de style à  l’intérieur de l’elocutio.

Cette partie qui met en valeur les arguments.


Les figures de style les plus connues sont la métaphore et la métonymie.

Métaphore= fondée sur l’analogie ou la substitution. Un mot qui en remplace un autre sous la forme d’une image. Car venant d’’un autre champ lexical.

Le printemps de la vie pour parler de la jeunesse.

La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous. Kafka


Métonymie= figure de mots consistant à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui convient : la compréhension se fait grâce à une relation de cause à effet, de contenant à contenu, de partie à tout, entre les deux notions.

Exemples : «boire le poison» (cause à effet), «boire un verre» (contenant pour contenu).


Les Figures du discours Fontanier 1821-1830 est un traité de rhétorique classique.


PARATACTIQUE: relatif à la parataxe.

PARATAXE: (féminin, adjectif : paratactique) La parataxe consiste à supprimer la subordination entre des propositions. Les propositions paratactiques sont alors juxtaposées sans êtres unies par un rapport syntaxique de subordination ou de coordination.

Exemple: Je viens de retrouver cet Essai paratactique sur le nouveau réalisme de la bande dessinée publié par Futuropolis en 1983


 MÉTALANGAGE :

Meta= « après, au delà mais aussi « à propos »

Un langage qui sert à perler d’un autre langage.

La grammaire par exemple fait partie du metalangage. Ds la phrase « Pierre est complément d’objet direct du verbe », on utilise un métalangage, on utilise la langue pour parler de la langue.

La poésie qui parle de poésie

Le cinéma qui se cite ou se commente

Un meta-livre…


 

Proposition

Une planche paratactique

Une meta-planche de bande dessinée ou une planche de bd metalinguistique.

.



mercredi 25 novembre 2009

PUBLICITÉ SURLIGNEUR LUXOR

la campagne ici
Luxor Highlighters: CheLuxor Highlighters: ChaplinLuxor Highlighters: Hitler

TEST DE H. Coldwell Tanner

Sur son site Loldwell.com
Advice for Art Majors

DESSINER LES YEUX FERMÉS

EN 1947 LIFE MAGAZINE demande à des artistes de comics de dessiner les yeux fermés.

mardi 17 novembre 2009

EVARISTE BLANCHET (critique)

Evariste Blanchet fonde Critix en 1993 une revue d'étude de la bande dessinée. 1ère série 92-93, 2è série 96-01. Tirage de 150 ex. Textes théoriques et critiques.
On trouve quelques pdf de la 1ère série ici. http://www.biblionline.com/Html/Critix/Critix.html
Puis une autre revue Bananas qui compte 2 numéros 2006 et 2007.
Il publie sur du 9, dans le art press spécial bande d'auteurs n°26 2005.
les révoltes ratées de guido buzzelli
L'amour de la bande dessinée ed Bananas

lundi 16 novembre 2009

Bibliographie_à_Construire

Art Press spécial 26 2005
Bandes d'auteurs - les territoires en toute liberté par la bande dessinée contemporaine-

b.a.m. Beaux-arts magazine hors série 2004
32 BD pour 2004

La bande dessinée mode d’emploi Thierry Groensteen ed impressions nouvelles 2007

 Récits et discours par la bande Pierre Fresnault Deruelle  essais sur les comics hachette essais 1977

 Harry Morgan Principes des littératures dessinées ed de l’an 2

 Gérard Blanchard Histoire de la Bande dessinée marabout 1969

 P.Fresnault Deruelle La chambre à Bulle (une littérature pour transformer le quotidien)

 Benoit peeters Lire la bande dessinée Flammarion 1998

Revues

neuvième art revue de la CIBDI de Angoulême,

Critix devient Bananas

L’éprouvette, de l'Association

La 5è couche